| extrait de Notre Voie n° 2408 | |
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Du 24 au 29 mai 2006, le Comité Départemental de suivi du travail des enfants d’Abengourou a procédé à l’installation officielle des Comités sous-préfectoraux de suivi des enfants de Bettié, Ebilassokro, Zaranou, Aniassué, Amélékia et Abengourou. Dans toutes ces localités les populations, avec à leur tête, les chefs traditionnels et les présidents de mutuelle de développement se sont mobilisées pour écouter le message du Préfet de la Région du Moyen Comoé et de la Coopération technique allemande sur le travail dangereux des enfants. Partout Monsieur KOUAKOU KOUADIO Amos, Secrétaire Général de Préfecture a, au nom du Préfet du Département d’Abengourou, remis officiellement au Sous-Préfet de la localité l’arrêté préfectoral portant création du Comité sous-préfectoral de suivi du travail des enfants. Le Comité sous-préfectoral est chargé de l’installation des Comités villageois, de leur suivi, et de la prise d’initiatives en vue du lancement d’actions de sensibilisation. Profitant desdites cérémonies, la délégation composée du représentant du Préfet de Région, de Madame DIABI Nissoity, Coordonnatrice du Programme GTZ LTTE (Lutte contre la traite et les pires formes de travail des enfants) et Monsieur SEKA Michel, chargé des Projets à la GTZ LTTE, ont, tour à tour, sensibilisé les populations. Selon eux les enfants âgés de moins de 18 ans ne doivent pas effectuer des travaux dangereux comme l’abattage des arbres, le brûlage des champs, le traitement chimique des champs et le port de charges trop lourdes, car cela nuit à leur développement physique et mental. Ils ont insisté sur le fait que la place de l’enfant de moins de 14 ans est à l’école. Ils ont enfin révélé que la finalité de la lutte contre le travail dangereux des enfants dans les plantations, c’est la certification du cacao ivoirien en 2008, menacé d’embargo par les Etats-Unis qui dénoncent l’emploi des enfants dans la cacaoculture. Les représentants des populations ont déclaré avoir compris le message mais ont souhaité que les chocolatiers et les autres pourvoyeurs de fonds les aident dans la lutte contre la pauvreté et les assistent dans la construction de classes et la scolarisation des enfants. Danses et repas ont donné un caractère de fête aux différentes cérémonies. COMMENTAIRE SIGNE Amos KOUAKOU |