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JUSTIFICATION DU PROJET

3 – 1 – Justification

 

             L’Etat de Côte d’Ivoire ayant ratifié les différentes conventions internationales pertinentes sur l’abolition des pires formes de travail des enfants,  notamment les conventions 138 et 182, il a mis en place des structures pour relever les différents défis, y compris la certification de l’intégrité  du cacao ivoirien, taxé d’être produit à la sueur et au sang des enfants. La culture du cacao étant la principale activité économique du Département d’Abengourou, les comités départemental, sous-préfectoraux et villageois, en tant que structures décentralisées ou déconcentrées, se doivent de s’impliquer dans la lutte contre le travail des enfants dans la cacaoculture, sans toutefois négliger les autres secteurs de l’économie.      

            3 – 2 – Objectifs généraux

-         Informer, sensibiliser toute la population sur la question du travail des enfants dans la cacaoculture ;

      -     Contribuer à l’élimination du travail des enfants dans l’agriculture commerciale .

 

            3 – 3 – Objectifs spécifiques

-         Mettre en place un système efficace de suivi du travail des enfants ;

-         Identifier les enfants impliqués dans le travail dangereux dans les plantations de cacao ;

-         Mettre ces enfants à la disposition des structures compétentes pour les orienter vers le système d’enseignement régulier ou vers l’acquisition de qualifications professionnelles ;

-         Faire de telle sorte que les enfants retirés des plantations ne soient pas remplacés.

 

3 – 4 – Caractéristiques des bénéficiaires

 

Les bénéficiaires sont prioritairement les enfants de 0 à 14 ans travaillant dans les plantations de cacao (sans négliger complètement ceux qui sont  employés dans d’autres secteurs), et dans une moindre mesure, leurs parents et tuteurs.

3 – 5 – Résultats attendus

-    les membres du comité départemental sont formés ; les comités sous-préfectoraux et les comités villageois de suivi du travail des enfants installés et les membres formés ;

-         les exploitants agricoles sont sensibilisés au phénomène du travail des enfants ;

-         les enfants exposés aux pires formes de travail des enfants sont présentés au comité villageois en vue d’un recensement et une orientation vers les centres appropriés (écoles, centre d’apprentissage)

-         les enfants exposés aux pires formes de travail sont retirés des plantations.