BASE ONUCI ABENGOUROU: COMPOSANTE POLICE CIVILE OBSERVATEURS MILITAIRES
SOURCE ONUCI ABENGOUROU
1/ HISTORIQUE
La Police des Nations Unies (UNPOL)
précédemment appelée Police Civile des Nations Unies (CIVPOL :
Civilian Police en anglais) est une des trois (03) composantes de l’ONUCI
à savoir : la Composante Civile (Personnel civil de la mission), la
Composante Militaire, et la Composante Police. Le terme ONUCI désigne
l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire établie conformément à
la Résolution 1528 du Conseil de Sécurité en date du 27 février 2004.
Celle-ci sera suivie plus tard :
-de la Résolution 1572 du 15 novembre 2004 imposant l’embargo sur les
armes et prévoyant des sanctions
individuelles contre tous les acteurs de la crise qui seront désignés
comme contribuant à entraver l’application des accords de paix,
-de la Résolution 1584 du 1er
février 2005 renforçant la précédente en instituant des mesures
d’inspections dans les ports, aéroports et casernes,
-des Résolutions 1594 du 4 avril 2005 et 1600 du 4 mai 2005 prorogeant le
mandant de l’ONUCI et ensuite,
-de la Résolution 1603 du 03 juin 2005 approuvant la décision
d’ouverture de l’élection présidentielle à tous les candidats, puis
prorogeant le mandant de l’ONUCI ainsi que des forces qui la soutiennent.
13 mai 2003, 1498 (2003)
du 4 août 2003, 1514 (2003) du 13 novembre 2003 et1527 (2004) du 4 février
2004, ainsi que les déclarations de son président sur la Côte d’Ivoire,
approuvé par la Conférence
des chefs d’État sur la Côte d’Ivoire qui s’est tenue à
Paris les 25 et 26
janvier 2003,
Prenant note avec
satisfaction des progrès récents, en particulier la réintégration des Forces
nouvelles dans le Gouvernement, la conclusion de l’accord
sur l’exécution du
programme de désarmement, démobilisation et réinsertion et les
pourparlers entre le Président
de la République de Côte d’Ivoire et les Forces Nouvelles,
le Secrétaire général
vers la mise en oeuvre des mesures visées au paragraphe 86 de
son rapport sur la
Mission des Nations Unies en Côte d’Ivoire en date du 6 janvier 2004
(S/2004/3), comme le Conseil en a reçu confirmation le 4 février 2004, et
encourageant les parties
ivoiriennes à poursuivre leurs efforts en ce sens,
sécurité, 1379 (2001)
et 1460 (2003) sur les enfants dans les conflits armés et 1265
(1999) et 1296 (2000)
sur la protection des civils dans les conflits armés,
des Nations Unies déploie,
dans le cadre de toutes ses opérations de maintien de la
paix, pour sensibiliser
le personnel de maintien de la paix à la question de l’action
de prévention et de
lutte contre le VIH/sida et d’autres maladies transmissibles,
Profondément préoccupé
par la dégradation de la situation économique en
Côte d’Ivoire, qui pèse
lourdement sur l’ensemble de la sous région,
économique des États
d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et la France en vue de
promouvoir un règlement
pacifique du conflit, et saluant en particulier l’efficacité
de l’action menée par
les forces de la CEDEAO pour stabiliser le pays,
Côte d’Ivoire le 10
novembre 2003, tendant à ce que la Mission des Nations Unies
en Côte d’Ivoire
(MINUCI) soit transformée en opération de maintien de la paix,
Constatant que la
stabilité en Côte d’Ivoire ne pourra être assurée durablement sans que la
paix règne dans la sous région, en particulier au Libéria, et soulignant
combien il importe que les pays de la sous région coopèrent à cette fin, et
que les efforts de consolidation de la paix et de la sécurité déployés par
les missions des Nations Unies dans la sous région soient coordonnés,
Conscient qu’il
subsiste des obstacles à la stabilité de la Côte d’Ivoire et considérant
que la situation en Côte d’Ivoire continue de menacer la paix et la sécurité
internationales dans la région,
Agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies,
1. Décide de créer
l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI)
pour une durée initiale
de 12 mois à compter du 4 avril 2004, prie le Secrétaire général de transférer,
à cette date, l’autorité de la MINUCI et des forces de la CEDEAO à l’ONUCI,
et décide en conséquence de proroger le mandat de la MINUCI jusqu’au 4 avril
2004;
i) Assurer la protection
du personnel, des installations et du matériel des Nations Unies, assurer la sécurité
et la liberté de circulation du personnel des Nations Unies et, sans préjudice
de la responsabilité du Gouvernement de réconciliation nationale, protéger
les civils en danger immédiat de violence physique, dans la limite de ses
capacités et dans les zones de déploiement de ses unités;
j) Contribuer à
assurer, en coordination avec les autorités ivoiriennes, la sécurité des
membres du Gouvernement de réconciliation nationale;
Appui aux opérations humanitaires
k) Faciliter la libre
circulation des personnes et des biens et le libre acheminement de l’aide
humanitaire, notamment en aidant à créer les conditions de sécurité nécessaires;
Appui à la mise en oeuvre du processus de paix
l) En concertation avec
la CEDEAO et les autres partenaires internationaux, aider le Gouvernement de réconciliation
nationale à rétablir l’autorité de l’État partout en Côte d’Ivoire;
m) Avec le concours de
la CEDEAO et des autres partenaires internationaux, offrir au Gouvernement de réconciliation
nationale un encadrement, des orientations et une assistance technique en vue de
préparer et faciliter la tenue de consultations électorales libres, honnêtes
et transparentes dans le cadre de la mise en oeuvre de l’Accord de Linas
Marcoussis, en particulier d’élections présidentielles;
Assistance dans le domaine des droits de l’homme
n) Contribuer à la
promotion et à la défense des droits de l’homme en Côte d’Ivoire en prêtant
une attention particulière aux actes de violence commis contre les femmes et
les filles, et aider à enquêter sur les violations des droits de l’homme
pour mettre fin à l’impunité;
Information
o) Faire comprendre le
processus de paix et le rôle de l’ONUCI aux collectivités locales et aux
parties, grâce à un service d’information efficace et, notamment, le cas échéant,
à un service de radiodiffusion des Nations Unies;
Ordre public
p) Aider le Gouvernement
de réconciliation nationale, en concertation avec la CEDEAO et d’autres
organisations internationales, à rétablir une présence policière civile
partout en Côte d’Ivoire et conseiller le Gouvernement de réconciliation
nationale pour la réorganisation des services de sécurité intérieure;
q) Aider le Gouvernement
de réconciliation nationale, en concertation avec la CEDEAO et d’autres
organisations internationales, à rétablir l’autorité du système judiciaire
et l’état de droit partout en Côte d’Ivoire;
7. Prie le Secrétaire général
de prêter une attention particulière, sur le plan des effectifs, aux
composantes de l’ONUCI chargées des questions relatives aux femmes et à la
protection des enfants;
8. Autorise l’ONUCI à
utiliser tous les moyens nécessaires pour s’acquitter de son mandat, dans les
limites de ses capacités et dans les zones de déploiement de ses unités;
9. Prie le Secrétaire général
et le Gouvernement de réconciliation nationale de conclure un accord sur le
statut des forces dans les 30 jours suivant l’adoption de la présente résolution,
compte tenu de la résolution 58/82 de l’Assemblée générale sur la portée
de la protection juridique offerte par la Convention sur la sécurité du
personnel des Nations Unies et du personnel associé, et note que le modèle
d’accord sur le statut des forces pour les opérations de maintien de la paix
en date du 9 octobre 1990 (A/45/594) s’appliquera provisoirement en attendant
la conclusion de cet accord;
10. Souligne qu’il
importe de mettre en oeuvre intégralement et sans condition les mesures prévues
par l’Accord de Linas-Marcoussis, et exige que les parties s’acquittent des
obligations qui leur incombent en vertu de cet accord, de sorte que, notamment,
les élections présidentielles prévues puissent se dérouler en 2005, conformément
aux échéances prévues par la Constitution;
11. Demande à toutes
les parties de coopérer pleinement au déploiement et aux opérations de l’ONUCI,
notamment en garantissant la sécurité et la liberté de circulation du
personnel des Nations Unies et du personnel associé sur tout le territoire de
la Côte d’Ivoire;
12. Réaffirme, en
particulier, qu’il est nécessaire que le Gouvernement de réconciliation
nationale entreprenne immédiatement l’exécution intégrale du programme de désarmement,
de démobilisation et de réinsertion, y compris le démantèlement de tous les
groupes armés, en particulier les milices, la répression de toutes les formes
de manifestations de rue de nature à créer des troubles, particulièrement les
manifestations de groupes de jeunes, et la restructuration des forces armées et
des services de sécurité intérieure;
13. Exhorte la communauté
internationale à continuer de réfléchir à la façon dont elle pourrait
contribuer au développement économique de la Côte d’Ivoire pour que ce pays
et la sous-région tout entière puissent se stabiliser durablement;
14. Prie le Secrétaire
général de le tenir régulièrement informé de la situation en Côte d’Ivoire,
de l’application de l’Accord de Linas-Marcoussis et de l’exécution du
mandat de l’ONUCI, et de lui présenter tous les trois mois un rapport à ce
sujet, traitant notamment de la situation concernant l’effectif des troupes en
vue d’une réduction progressive de cet effectif en fonction des progrès réalisés
sur le terrain et des tâches restant à accomplir;
15. Décide de
renouveler jusqu’au 4 avril 2004 l’autorisation qu’il a donnée aux forces
françaises et aux forces de la CEDEAO dans sa résolution 1527 (2004);
16. Autorise les forces
françaises, pour une durée de 12 mois à compter du 4 avril 2004, à user de
tous les moyens nécessaires pour soutenir l’ONUCI, conformément à
l’accord que doivent conclure l’ONUCI et les autorités françaises,et, en
particulier, à :
- Contribuer à la sécurité
générale de la zone d’activité des forces internationales;
- Intervenir, à la
demande de l’ONUCI, pour soutenir des éléments de cette dernière dont la sécurité
serait menacée;
- Intervenir en cas d’éventuelles
actions belligérantes, si les conditions de sécurité l’exigent, en dehors
des zones placées sous le contrôle direct de l’ONUCI;
- Aider à protéger les
civils dans les zones de déploiement de leurs unités;
17. Prie la France de
continuer à lui faire périodiquement rapport sur tous les aspects de son
mandat en Côte d’Ivoire;
18. Décide de rester
activement saisi de la question.
3/DEPLOIEMENT DE LA POLICE DES NATIONS UNIES EN COTE D’IVOIRE
L’UN POL est actuellement déployée sur le territoire ivoirien en
plusieurs postes qui sont répartis
en trois (03) secteurs :
1-
Secteur
Abidjan : avec siège à Abidjan, composé des Postes
d’
Abidjan et d’ Abengourou,
2-
Secteur Ouest avec siège à Daloa : Postes Daloa, Bangolo, Man, San Pédro,
Guiglo, Bonoufla, Odienne.
3-
Secteur Est avec siège à
Bouaké: Postes Bouaké,Yamoussoukro,
Bondoukou, et
Korhogo.
L’UNPOL compte s’étendre
beaucoup plus sur le territoire national.
Le Poste UNPOL d’ABENGOUROU
est ouvert le 1er avril 2005 dans le quartier résidentiel du Plateau
derrière la Préfecture de Police. Installée au départ dans le même bâtiment
que l’équipe des Observateurs Militaires (Milobs), l’équipe
a intégré ses propres locaux, toujours dans la même enceinte, en juin
2005. Le personnel UNPOL est composé de fonctionnaires de police de différents
pays, ayant des compétences et des expériences avérées dans l’exercice des
taches de police et résolus à travers un commandement unifié, à travailler en synergie.
Téléphones fixes :………………………………….06.20.70.09
06.20.70.10
06.20.70.11
Portable
…………………………………………..05.99.02.26
Fax
………………………………………… …… 06.20.70.05.