PROJETS EN COURS : PAPPE STCP PROSTAB PADER-MC PNGTER
(format pdf) DATE DERNIERE MODIFICATION: 29 nov. 2006
A. LE PROJET D’APPUI A LA PROFESSION PISCICOLE DANS L’EST.
Démarré effectivement le 1er octobre 2000, ce projet est censé prendre fin le 30 octobre 2005. Le coût total du projet est d’environ 800 millions de francs CFA, hors salaires cadres nationaux et internationaux, dont environ 700 millions financés par la Coopération Technique Belge (CTB) et environ 100 millions par l’Etat de Côte d’Ivoire. 75% de ce budget avait été déjà utilisé au 31/12/2004. La station d’appui d’ASSOUMOUKRO créée par le projet assure la vente d’alevins aux pisciculteurs.
LES PRINCIPAUX INDICATEURS DU PROJET.
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DESIGNATION |
FIN 2003 |
FIN 2004 |
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Nombre d’exploitations piscicoles recensées |
91 |
99 |
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Nombre d’exploitations piscicoles suivies |
40 |
47 |
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Surface totale d’étangs recensés |
3032 |
3405 |
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Surface totale d’étangs suivis |
1707 |
2023 |
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Surface totale d’étangs empoissonnés rationnellement |
889 |
1160 |
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Nombre de fermes productrices d’alevins |
19 |
18 |
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Production annuelle moyenne des étangs suivis kg/are/an |
- |
- |
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Production poissons marchands/surface totale) |
3920 |
4018 |
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Production poissons marchands/surface grossissement) |
5290 |
5303 |
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Production annuelle totale |
7534 |
9149 |
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Nombre de fermes qui produisent leurs alevins de silure |
2 |
2 |
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Nombre d’aménagistes en activités |
3 |
3 |
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Nombre d’équipes de constructeurs en activité |
10 |
10 |
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Nombre de techniciens ambulants en activités |
4 |
16 |
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Nombre de gestionnaires/ responsables de fermes formés |
18 |
38 |
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Quantité d’aliment vendue mensuellement par l’entreprise « tout pour la pisciculture » |
75 |
386 |
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Nombre d’association professionnelle en activité |
4 |
5 |
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Nombre de membres des associations professionnelles * APREMCO *APROPAMC *SACODI AGESPE ACEPE |
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… |
20 |
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… |
45 |
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3 |
3 |
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… |
15 |
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… |
30 |
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B. LE PROGRAMME DE DEVELOPPEMENT DURABLE DES CULTURES PERENNES (STCP)
Plus connu sous son appellation anglaise de Sustainable Tree Crops Program (STCP) ce programme est entré dans sa phase d’exécution en 2003, en Côte d’Ivoire. Cinq (5) pays participent à ce programme : Cameroun, Ghana, Guinée, Nigeria, Côte d’Ivoire.
S’agissant de la Côte d’Ivoire, trois (3) projets pilotes doivent être exécutés dans l’Est (zone 1, y compris la Région du Moyen-Comoé), le Centre et le Sud (zone 2, y compris Abidjan et Bouaflé) et l’Ouest (zone 3, y compris San-Pédro et Man).
Le programme STCP est mené à travers quatre (4) composantes:
- le renforcement des organisations professionnelles agricole (OPA) dans les domaines de l’organisation, de la commercialisation et de la gestion ;
- le système d’information des marchés (production, prix et tendance du marché mondial) ;
- la recherche et le transfert de technologies en matière d’amélioration de la productivité des cacaoyers, de l’amélioration de la qualité du produit, de biodiversité et de préservation de l’environnement ;
- la lutte contre le travail abusif des enfants par des actions de sensibilisations, de protection sociale et de mise en place d’infrastructures sociales (écoles, cantines scolaires, centres de santé, etc.).
Le coût total des trois (3) projets pilotes, non compris la composante IV est de 4 857 405 dollars US , soit environ 2,5 milliards de francs CFA pour une période de trois (3) ans pour compter de 2003.
Les principaux bailleurs de fonds sont, l’USAID (Agence Américaine), les industriels chocolatiers, le Gouvernement ivoirien, les structures de la filière cacao ivoirien (FGCCC, FDPCC, ANAPROCI, etc) et l’ACDI (Agence Canadienne de Développement International).
Les structures et agences d’exécution pour les trois (3) premières composantes sont : la SOCODEVI (société de coopération pour le Développement International), le BNETD, le CNRA, l’ANADER.
S’agissant de la composante IV (lutte contre le travail abusif des enfants, certaines actions sont menées par le WACAP (West Africa cocoa/Agriculture projet) et le GTZ (Agence Allemande) pour atteindre les objectifs fixés. L’OIT (organisation Internationale du Travail) et l’Etat de Côte d’Ivoire, à travers le Ministre de la Fonction Publique et de l’Emploi, apportent un appui technique, financier et administratif à la mise en œuvre de cette composante du programme STCP.
C. LE PROSTAB (PROJET DE STABILISATION DES SYSTEMES DE PRODUCTION AGRICOLE)
Le PROSTAB est un projet de coopération technique entre la Côte d’Ivoire et la République Fédérale d’Allemagne.
Sa durée est prévue pour 15 ans (janvier 1993 à décembre 2007). Ce projet est exécuté par l’ANADER avec l’appui technique du GTZ.
Le PROSTAB a pour mission essentielle de contribuer à la protection des ressources naturelles par la mise en œuvre et la diffusion des techniques culturales adaptées au milieu, avec la participation du groupe cible (chefs d’exploitation agricole, Femmes et jeunes ruraux, Organisation professionnelles Agricoles).
Les principaux domaines d’intervention du projet sont :
- intensification et diversification de la production agricole
- approvisionnement en intrants et matériels
- commercialisation des produits agricoles
- mise en place et utilisation de systèmes de financement des activités agricoles
- aménagement et mise en valeur des bas-fonds
- gestion, organisation et fonctionnement des OPA.
Les principales réalisations techniques (résultats acquis) sont les suivantes :
- associations de légumineuses diverses avec les cultures pérennes ou vivrières pour améliorer la fertilité des sols (associations cacao ou manioc et Glicidia Sepium)
- introduction des pesticides naturels dans la protection de la production
- introduction de systèmes d’arrosage en produits maraîchers
- lutte contre les fléaux de la production cacaoyère
- réhabilitation des vieilles cacaoyères
- amélioration des systèmes d’approvisionnement en intrants
- introduction de systèmes de micro-finance (création de caisse Mutuelle d’Epargne et de Crédits dans plusieurs localités dont Apprompron).
- renforcement des capacités des groupes cibles notamment par la formation.
-contributions spécifiques à la préservation des forêts par un appui aux exploitants qui quittent les forêts classées.
Il convient par ailleurs de noter qu’en collaboration avec la société Nestlé et le Centre Suisse de Recherches Scientifiques, le PROSTAB développe un système pour la production durable du manioc.
D. LE PROJET D’APPUI AU DEVELOPPEMENT RURAL DE LA REGION DU MOYEN-COMOE (PADER-MC)
Le PADER-MC qui partage certains objectifs du PROSTAB vise à accroître, sur une base durable, la productivité des principales cultures pratiquées et à diversifier la production agricole dans la Région du Moyen-Comoé, à travers trois composantes : le renforcement des capacités ; l’intensification de la production, la gestion du projet.
Toutes ces composantes doivent tendre vers la stabilisation des revenus des producteurs.
La riziculture irriguée est aussi au centre du projet.
Ce projet doit permettre notamment l’aménagement de 750 ha de bas-fonds, la réalisation de 400 km de route, 44 km de piste, 30 ouvrages hydrauliques pour désenclaver certaines localités difficiles d’accès, 35 forages productifs équipés de pompes manuelles, et 11 mini-réseaux d’eau potable.
A tout cela il convient d’ajouter la construction et l’équipement de deux maternités, deux dispensaires, 23 bâtiments pour l’enseignement primaire.
Les partenaires du PADER-MC sont : l’ANADER, le CNRA, l’OCPV, l’IFEF, et le BNETD.
D’un coût global de 24,09 milliards de francs CFA, dont 14 milliards financés par le Fonds Africain de Développement (FAD), 7milliards par la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique (BADEA) 2,4 milliards par l’Etat de Côte d’Ivoire et 685 millions par les populations bénéficiaires, le PADER-MC a une durée de 7 ans pour compter de l’année 2004.
Le projet a connu des difficultés au démarrage, en 2004, parce qu’il n’a pas bénéficié de décaissement de la part des principaux bailleurs de fonds que sont la BAD (FAD) et la BADEA. Cependant, un préfinancement de l’Etat de Côte d’Ivoire, à hauteur de 147 millions, a permis de parer au plus pressé, en attendant la levée, par la BAD, de la suspension des décaissements en faveur de notre pays.
E. LE PNGTER (PROJET NATIONAL DE GESTION DES TERROIRS ET D’EQUIPEMENT RURAL)
Financé par la Banque Mondiale, à titre principal, ce projet comporte deux (2) volets, dans le département d’Abengourou : l’opération pilote de délimitation des terroirs villageois et l’Appui à l’Investissement en milieu rural.
a) La délimitation des terroirs villageois
L’objectif principal de l’Opération pilote de délimitation des terroirs villageois est de réaliser la délimitation du domaine foncier de 21 villages pilotes répartis dans les Sous-Préfectures d’Abengourou (04), Aniassué (07) et Niablé (10). Concrètement, il s’agit d’implanter et observer les bornes limites sur les tronçons (layons) de limites inter -villageois et élaborer la carte de terroir de chaque village pilote.
Après les réunions d’information et de sensibilisation tenues du 21 juillet au 23 septembre 2004, les activités de terroirs ont permis de boucler huit (8) terroirs et d’implanter 1 583 bornes.
Le taux d’ouverture des layons est de 70% tout comme celui de l’implantation des bornes, dans le département d’Abengourou.
Les principales difficultés que connaît cette opération sont liées à l’accessibilité malaisée des tronçons à ouvrir et à borner, aux fréquentes contestations liées à la définition des limites inter- villageois, et au manque d’engouement des populations villageoises s’attendant plutôt à un intéressement.
Il est donc nécessaire de poursuivre la sensibilisation des populations et de renforcer les capacités des membres des Comités villageois de gestion foncière rurale.
b) L’Opération d’Appui à l’Investissement en milieu rural (AIMR)
Le volet AIMR du PNGTER a été placé sous la tutelle de la Direction Régionale du Plan et du Développement. Un conseil Sous-Préfectoral d’agrément présidé par le Sous-Préfet examine les propositions (Plan de développement local) des Conseils de Développement local (CDL)) et retient les micro-projets à financer.
Pour l’ensemble des 17 projets mis en œuvre, le taux d’achèvement est de 76,47%.
Certains équipements déjà achevés ont été mis en service. Ces micro-projets sont: la réalisation d’infrastructures sociales (par exemple foyer de jeunes à Diangobo, Sous-Préfecture de Niablé); l’acquisition d’équipement productif (broyeuse de manioc); la fourniture d’eau potable (réparation de pompes d’hydrauliques villageoises).
Les projets sont cofinancés par les populations bénéficiaires à hauteur de 5%
Notons que la Banque Mondiale a décaissé plus de 184 millions de Francs CFA, au titre du financement de ces projets, puis a interrompu les décaissements dans le cadre de la sanction qu’elle a infligée à la Côte d’Ivoire. Au moins 184 millions restent encore dus à la Côte d’Ivoire, par la Banque Mondiale, au titre de ces projets.